Les secteurs de médiation

DANS LE CHAMP FAMILIAL
Avant toute procédure judiciaire longue et coûteuse la médiation est confidentielle, rapide, souple, efficace. Elle va bien au delà du champ judiciaire sans pour autant l’ignorer.

QUAND FAIRE APPEL À UN MÉDIATEUR ?

  • Je perçois que l’un, ou plusieurs des membres de la famille ne sont pas à leur place et en souffrent.
  • J’ai des difficultés à aborder certaines situations avec mon conjoint.e , ma. compagne, mon compagnon, mes enfants.
  • J’ai des difficultés à aborder certaines situations problématiques.
  • Il m’est impossible de créer un climat de confiance et cela retentit sur les enfants, ou sur l’un des parents.
  • Je perçois que les tensions entre nous sont de plus en plus fortes ou fréquentes.
  • Le dialogue est de plus en plus difficile.
  •  Une violence intra-familiale s’installe, se développe, ou se répète.
  • Des troubles du comportement apparaissent, chez un parent ou chez un enfant.
  • Il m’est impossible de réagir devant un danger.
  • J’envisage une séparation de couple.
  • La séparation est en marche, a eu lieu, et les difficultés apparaissent (par exemple dans l’organisation de la garde d’enfants).
  • J’ai besoin de faire le point sur un sujet sensible et délicat et nous n’y arrivons pas vraiment.
  • Il y a un harcèlement moral ou sexuel.
  • La séparation des parents rend difficile le lien grands-parents/petits-enfants.

DANS LE CHAMP  DE L’ENTREPRISE

Avant d’engager une procédure judiciaire longue et coûteuse, le choix d’une médiation confidentielle, rapide et souple peut convenir à chacun, quelque soit son rang dans l’entreprise. Elle va au delà du champ juridique sans pour autant l’ignorer.

QUAND FAIRE APPEL À UN MÉDIATEUR ?

  • Je voudrais mieux réguler ou traiter les tensions, les conflits qui freinent l’efficacité des équipes.
  • J’ai un projet à mettre en place. J’ai besoin d’impliquer les cadres/le chef de service/les équipes de professionnels, qu’ils ne soient pas déstabilisés par le changement.
  • J’ai besoin d’accompagnement pour minimiser les résistances liées au changement, sans pénaliser les performances, les rapports dans l’entreprise.
  • Je veux augmenter le dynamisme, l’implication des acteurs de l’entreprise.
  • Je souhaite transformer les conflits, les tensions, l’agressivité latente ou récurrente qui se manifeste au sein de l’entreprise afin de rétablir la motivation des employé.es.
  • J’ai besoin d’établir de meilleures relations de confiance, plus fluides, plus dynamiques avec les délégués du personnel, les délégués syndicaux, le comité d’entreprise, le C.H.S.C.T., les cadres, la Direction…
  • Je veux diminuer l’absentéisme, les risques psycho-sociaux, mieux ajuster les fonctions, les fiches de postes avec les compétences et les projets de promotion du personnel.
  • Je veux diminuer «les coûts cachés» de l’entreprise qui siphonnent le budget.
  • Il y a harcèlement moral ou sexuel.
  • Des grèves ou d’autres freins se manifestent et doivent être pris en compte.

DANS LE CHAMP DU VOISINAGE

Je n’ai pas choisi mon voisin, et pourtant… je vais bien devoir vivre à côté de lui.

Avant toute procédure judiciaire longue et coûteuse la médiation est confidentielle, rapide, souple, efficace. Elle va bien au delà du champ judiciaire sans pour autant l’ignorer.

QUAND FAIRE APPEL A UN MÉDIATEUR?

  • Je voudrais proposer à mon voisin de modifier notre séparation mitoyenne.
  • Je voudrais envisager un changement de droit de passage, ou de passage provisoire ou autre aménagement.
  • Je souffre du bruit des voisins, ou d’un dépôt de matériel qui bouche ma vue, ou d’odeurs insupportables etc…
  • J’ai déjà parlé avec mes voisins de mes besoins mais ils ne m’entendent pas ou sont fâchés depuis.
  • J’ai des propositions, des demandes, ou des souhaits à formuler à mes voisins mais je préfère m’entourer d’un tiers pour faciliter la rencontre et ses résultats.

DANS LE CHAMP DE LA TRANSMISSION D’ENTREPRISE
Plusieurs champs sont à étudier quand un parent veut transmettre à sa
descendance une entreprise familiale :

1- Le champ technique: les modalités de transmission, sans perturber le
fonctionnement et la production de l’entreprise.

2- Le champ juridique: la passation des responsabilités et des pouvoirs.

3- Le champ financier: bilan, répartition des fonds et des responsabilités,
démarrage de la nouvelle direction…  

 Ces trois champ correspondent à des spécialistes.

4- Champ familial  traité avec un médiateur: dans un nombre important de situations la transmission se termine plus ou moins rapidement par un échec car les relations familiales non clarifiées ont abouti à un conflit majeur, alors que techniquement tout avait été bien préparé.

QUAND FAIRE APPEL À UN MÉDIATEUR ?

  • Le choix de la personne bénéficiaire de la transmission crée des tensions. Rôle de la fratrie dans ce choix.
  • Les compensations envisagées pour la fratrie posent problème.
  • Le partage du pouvoir au sein de l’entreprise manque de clarté.

DANS LE CHAMP SCOLAIRE

L’institution scolaire bénéficie d’une énergie et d’une volonté constructive porteuse. Quand les relations entre partenaires (élèves, équipes pédagogiques et administratives, parents d’élèves, agents..) sont cohérentes et dynamiques, leur implication y est d’autant plus positive. A l’inverse, quand les relations entre ces derniers ne sont pas fluides: manque de motivation, absentéisme, arrêts de travail, risques psycho-sociaux bloquent toute possibilité de réaliser des projets enrichissants (projet d’établissement, éducatif, interdisciplinaires, de l’élève etc.)

LES INTERACTIONS ENTRE PROTAGONISTES DE LA MÉDIATION SCOLAIRE:

  • L’administration scolaire de l’établissement concerné
  • Les associations de parents d’élèves
  • Les enseignants 
  • Les élèves
  • Les parents
  • Les différents agents présents dans l’établissement

QUAND FAIRE APPEL À UN MÉDIATEUR ?

  • Relation non fluide, non cohérente, non coopérante, de rivalité …
  • Harcèlement moral/physique/sexuel dans l’établissement, hors établissement, par
    internet…
  • Régulation des tensions, des conflits qui freinent l’efficacité des équipes, des élèves.
  • Accompagnement d’un projet par l’implication des cadres/de l’équipe enseignante/des agents, pour qu’ils ne soient pas déstabilisés par le changement.
  • Accompagnement pour minimiser les résistances liées au changement, sans pénaliser les performances, les rapports dans l’établissement.
  • Transformation des conflits, des tensions, d’une agressivité latente ou récurrente qui se manifestent au sein de l’établissement afin de rétablir une motivation.
  • Améliorer les conditions de travail afin d’éviter l’absentéisme, les arrêts de travail, risques psycho-sociaux…
  • Des grèves ou d’autres freins se manifestent et doivent être pris en compte.
  •  …

LA MÉDIATION SCOLAIRE PAR LES PAIRS

Comme il y a des délégué.e.s de classe il y a des médiateur.e.s de classe. La différence réside dans le fait qu’ils ne sont pas médiateurs dans leurs propres classes. Ceci parce que dans sa classe le médiateur est impliqué au même titre que les autres élèves.
Pour pouvoir jouer son rôle de médiateur, il doit être extérieur au conflit pour lequel il va lui être demandé d’intervenir par les élèves eux-mêmes (couloirs, récréation, inter-classe…).

Avant de devenir médiateur volontaire, il devra suivre une formation spécifique. Pendant cette formation et tout au long de son mandat attribué par la direction de son école, il sera en tandem avec un adulte membre du personnel de l’école. Celui-ci jouera un rôle de superviseur auprès de lui/elle pour accompagner le médiateur-élève dans sa fonction.
Celle-ci sera d’encadrer un dialogue demandé par les élèves eux-mêmes lors d’une difficulté relationnelle hors des temps de classe, mais au sein de l’école.

En deux ans, les violence entre élèves diminuent de 80 % là où la médiation scolaire par les pairs est instaurée.
Le « bourreau » comprend assez vite que la « victime » qui a recours à la médiation devient bien plus difficile à convaincre. Le couple bourreau/victime tend à disparaître.
Il est remplacé par un dialogue équilibré grâce à la présence du médiateur.
Cela favorise l’équité et la paix entre élèves, qui au départ, étaient inscrits dans une relation violente.

Cette expérience change positivement tous les rapports dans le milieu scolaire. Les élèves arrivent à se responsabiliser et à prendre confiance en eux-mêmes.

Il faudra une vigilance particulière de la direction de l’école et du corps enseignant pour ne pas faire porter sur les épaules des élèves-médiateurs la responsabilité de la discipline institutionnelle qui relève directement de l’institution et des adultes qui en ont la charge. De même, ils ne deviennent pas une nouvelle caste dans l’établissement, placée à un niveau différent de celui des autres élèves.
Il est observé que la responsabilité de l’élève-médiateur lui permet de faire une évolution personnelle très positive, remarquée par ses parents et les enseignants.

LE GROUPE DE PAROLE À QUOI CA SERT?
La prise  de parole pour dire ce que l’on n’a jamais réussi à exprimer, ni peut-être à penser, est un puissant facteur de changement et de résilience.
Quand cette parole est en lien avec des émotions profondes telles que la
souffrance, la peur, l’humiliation, la honte, l’inquiétude, le désespoir, la détresse, la culpabilité… elle est une libération.
Chaque groupe est composé de personnes volontaires soumis à une totale confidentialité.

LE GROUPE DE PAROLE POUR QUI?

  • Les personnes victimes de violences
  • Les personnes violentes
  • Les enfants de parents en conflit, en instance de divorce, divorcés,
    violents, mutiques…
  • Les personnes qui veulent être accompagnées pour accomplir leur deuil.
  • Des enfants ou des adolescents en souffrance.

CONDITIONS

Le tarif est variable selon les revenus de chacun et selon les subventions accordées à l’association.

LA MÉDIATION CRÉE DU SUR MESURE

La médiateur est appelé pour aider à renouer, à reconstruire le dialogue.

L’expression des déceptions et des frustrations est un passage délicat, ouvrant pourtant à une meilleure compréhension des désirs et des besoins de chacun des protagonistes. Elle permet une reconnaissance mutuelle.

Une recherche active de solutions de chaque participant est nécessaire, chacun est expert de sa situation.